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La fraternité

Les frères mineurs sont arrivés à Strasbourg en 1221. Leur première implantation se trouvait à la place actuelle de l'Aubette, place Kleber, que les strasbourgeois dénommaient  "Barfüsserplatz", c'est-à-dire "place des va-nu-pieds"... Strasbourg devenue protestante, les franciscains ont dû quitter la ville. Après la reconquête par Louis XIV, la branche des Récollets a reconstruit un couvent dans la rue qui a gardé ce nom. Il l'ont occupé jusqu'à la Révolution. 

 

La maison actuelle des frères de Strasbourg se trouve à l'emplacement de celle de Paul Sabatier, pasteur, professeur à la faculté de théologie protestante, pionnier des études franciscaines. Elle est située à peu près à égale distance de la cathédrale et du parlement européen.

Le quartier est résidentiel, c'est pourquoi les frères ont souhaité mettre la maison annexe à disposition de Caritas qui y a implanté un foyer pour les personnes détenues en fin de peine dans un objectif réinsertion.

La province a mis à disposition de  la BNUS (Bibliothèque Nationale Universitaire de Strasbourg) le plus grand fond (essentiellement en langue française et allemande) d'ouvrages franciscains. 

Les frères sont actifs ou retraités. Ils accueillent volontiers dans leur maison pour leur prière et le sacrement de réconciliation, des « soirées conviviales », un approfondissement (fraternités séculières, initiation à la spiritualité franciscaine, jeunes couples, conférences), et les groupes qui demandent à occuper la grande salle pour des réunions.

Notre saint Patron

Saint André BAUER (1866-1900)

Originaire de Guebwiller, Franciscain, Martyr. Fête le 8 juillet avec les Martyrs de Chine dans le calendrier liturgique de l’Eglise (et aussi le 19 juin dans le calendrier propre au diocèse de Strasbourg)

André est né à Guebwiller le 26 novembre 1866 au sein d’une famille chrétienne de huitenfants, dont trois garçons optèrent pour la vie religieuse. Ayant renoncé aux études, il devintjardinier, puis rejoignit Paris à 18 ans où il exerça sa profession. Il y découvrit Saint Françoisd’Assise grâce au tiers-Ordre franciscain et choisit d’entrer chez les Franciscains de Paris en 1886 comme oblat.

Après une interruption à cause du service militaire et des difficultés familiales qui l’obligèrent à soutenir ses parents, qui avaient quitté Guebwiller pour Paris, sa mère, Lucie, l’incita néanmoins à suivre sa vocation: «  André, tu nous dis chaque jour que ton désir est de retourner au couvent : suis ta vocation. Ne te tourmente pas à notre sujet : la Providence se chargera de notre subsistance… ». Il revint au couvent, tout d’abord à Roubaix en novembre 1893 pour aider à la fondation du collège franciscain, puis rejoignit le couvent d’Amiens où il entra au noviciat le 19 mars 1895, en la fête de Saint Joseph, y recevant le nom de Frère André-Joseph. Le 25 mars 1896, il fit profession simple au couvent de Paris, rue des Fourneaux. Il y fut cuisinier. En juillet 1898 arriva au couvent le Fr. François Fogolla, missionnaire franciscain en Chine. Le pape Léon XIII venait de le nommer évêque coadjuteur de Mgr Grégoire Grassi, Vicaire Apostolique du Shanxi. Le nouvel évêque, consacré par le nonce apostolique le 24 août 1898, souhaita qu’un frère du couvent puisse le rejoindre en Chine. Il vit Fr. André-Joseph et lui proposade l’emmener, ce qu’il accepta avec joie ! C’est ainsi qu’il embarqua à Marseille avec Mgr. Fogolla, plusieurs autres Franciscains et des soeurs Franciscaines Missionnaires de Marie le 12 mars 1899 pour la Chine. Il fut envoyé à la Mission de T’ai-Yûan-Fu, dans la Province du Shanxi. Il fit profession solennelle le 21 mai 1899 en la cathédrale. La persécution s’annonçait : la révolte des Boxers éclata en janvier 1900, visant les occidentaux et les chrétiens. La Mission fut envahie. Après un simulacre de jugement où le gouverneur tenta de les faire apostasier, ils furent condamnés à mort. Les soldats et les Boxers les tuèrent en commençant par les deux évêques, ainsi que « Fr. Théodoric Balat, de la Province d’Aquitaine, Fr. André Bauer, de la Province de Paris, sept Franciscaines Missionnaires de Marie, cinq séminaristes chinois, tous tertiaires franciscains, neuf serviteurs et familiers de la mission de T’ai-Yûan-Fu, également tertiaires ». « Tous furent cruellement battus, les uns poignardés, les autres égorgés ou décapités » en haine de la foi. C’était le 9 juillet 1900. Ils furent béatifiés par le pape Pie XII le 24 novembre 1946 et canonisés par le pape Jean-Paul II le 1 er octobre 2000. Le congrès Mission, qui s’est déroulé du 1 er au 3 octobre 2021 à Strasbourg, l’a choisi comme co-patron avec sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.

« Ô Seigneur notre Dieu, toi qui nous donnes en exemple la conviction et l’engagement de Saint André Bauer, mets dans nos vies l’équilibre de la sienne : que je sois chez moi, dans mon partage quotidien, le simple jardinier de l’harmonie de la famille ; que je sois dehors, dans la simplicité demon service, un frère dont la vie manifeste qu’elle vient de toi et va vers toi. Par l’intercession de Saint André Bauer, éveille en nous le zèle de la foi et l’humble ardeur missionnaire pour que ton amour touche tous les cœurs. Amen »

(Prière composée pour le Congrès par la paroisse de Guebwiller)

Les frères

Frère Claude, l'économe, exégète en retraite. 

Projection lumineuse abstraite

Le 30 

Le bâtiment annexe a servi jusqu'en 2015 comme foyer d'étudiant. Il a été appelé Foyer « Frère Soleil ».

 

En relation avec Caritas Alsace, un nouveau projet a germé : en faire une maison d’accueil pour des personnes détenues en fin de peine et celles qui ont obtenu une permission de sortie.

 

Cette structure, appelée « le 30 » existait déjà à Strasbourg, mais dans des locaux mal adaptés. Les résultats très positifs de l’accompagnent mis en œuvre mais également le nombre grandissant de demandes de placement extérieur ont incité Caritas Alsace à rechercher un hébergement plus grand. La capacité d’accueil passerait ainsi de cinq à neuf places.

Cette perspective a séduit la communauté localement, encouragée par la province des franciscains de France et de Belgique. Les frères se réjouissent que ce lieu privilégié, situé dans un quartier résidentiel, bénéficiant du calme et de beaucoup de verdure, puisse bénéficier à des personnes en voie de réinsertion dans la société, après une période passée en détention. Dans la mesure de leur possibilité, les frères accompagnent l'équipe éducative Caritas et les résidents, par leur présence et leur disponibilité.​

C’est ainsi qu’un partenariat a été conclu entre les franciscains de la maison de Strasbourg et Caritas Alsace.

 

A partir d'octobre 2016, le bâtiment a donc été rénové et mis aux normes.

 

Au-delà de l’accueil de personnes, ce lieu d’hébergement vise à favoriser la réinsertion socio-professionnelle des publics accompagnés via différentes actions :

- Suivi socioéducatif,

- Accès aux droits et aux soins,

- Maintien des liens sociaux et familiaux,

- Insertion professionnelle (ateliers recherche d’emploi et de formation, préparation à l’entre-tien d’embauche, formation à l’outil informatique),

- Accompagnement recherche de logement,

- Prévention de la récidive),

- Accompagnement psychologique,

- Sorties culturelles ou sportives.

Intérieur d'église flou

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